B-Gnet

B-gnet : [bénié] n.m. inv. du Lyonnais Bovagnet (Florian) qui signifie « bugne ». Auteur d’histoires courtes en bande-dessinées du début du millénaire.

Histoire : On rencontrait jadis le B-gnet à l’école d’illustration / BD / infographie / dessin animé Emile Cohl ; après quoi il parut furtivement dans Fluide Glacial, puis dans Bodoï avec le personnage “Saint Bernard l’ermite”. Géographie : On trouve aujourd’hui le B-gnet un peu partout (Spirou, Psikopat, Les rues de Lyon, Warum, Lapin….). B-gnet est Lyonnais et ça se voit quand on le croise.

Texte et photo © 6 Pieds sous Terre

Œuvres publiées

Glouton (Milan, 2019)

Bagarreur à ses heures mais le plus souvent génial baragouineur, fin tacticien le matin ou menteur patenté le soir, Glouton n’a qu’un seul but : manger le plus possible en faisant le moins d’effort possible !
Pourtant, on aurait pu croire les prédateurs nombreux sur la banquise : ours, loups… Mais si personne n’a jamais pu vérifier ni la force ni l’habilité de Glouton à la baston, c’est qu’il y a une raison : face à cette teigne et ce bonimenteur de génie, personne ne résiste !

Ce premier tome nous amène à découvrir un héro 100% grinçant, qui, égoïste et sans morale, écume le Grand Nord. Et, quand ce solitaire s’entiche d’un chien, Médor, il n’a pas encore décidé s’il allait le manger, en faire un fauteuil… ou un ami ! En attendant, il prétend juste avoir fait caca dessus…

Santiagolf du Morbihan (Vraoum, 2018)

Courageux guerrier du Morbihan, SANTIAGOLF part chercher le célèbre pain elfique (sans gluten) du Mont Saint-Michelfe.

Aidé par le fidèle nain Pabloïn et le mage Goudalfe (qui change régulièrement de couleur), il va traverser l’Ouest sauvage, de la Bretagne à la Normandia, peuplé de dragons banquiers, de squelettes topless ou de sorcières voyeuses jusque chez le noir seigneur nécromancien à Pan-Hâm, là où veille sur la hausse des loyers le Grand Oeil-qui-voit-tout-entend-tout-dont-on-ne-parle-pas.

Pseudo-suite déjantée de SANTIAGO, qui passait le western à la moulinette, ce nouvel opus b-gnesque à souhait prouve à nouveau la maîtrise de l’humour absurde, du détournement de références à la Goscinny et de la capacité de son auteur à savoir tout dessiner, depuis la cathédrale de PanHam jusqu’à la dernière dent du dragon le plus hargneux.

Santiago (Vraoum, 2016)

Santiago

L’ouest sauvage, ce n’est pas que des shérifs, des cow-boys et des indiens sans foi ni loi.

L’ouest, c’est aussi des mexicains sans foi ni loi, même si, tout de même, Santiago et sa bande récitent les grâces avant de passer à table sans oublier de dire merci après avoir volé  la veuve l’orphelin.

Suivez Santiago, l’homme qui tire plus vite que ses santiags.

Jojo moniteur de ski (Éditions Lapin, 2016)

Jojo

Jojo vivait tranquilou sa vie de moniteur de ski assoiffé de sexe et de neige lorsqu’une aventure avec Madame Dubois bascule en une enquête policière de haut vol impliquant des oiseaux, un bouc, une boulangère, un détective invisible et la fille de Madame Dubois qui cherche vengeance…

Bonsoir (Aaarg!, 2015)

Bonsoir

Dracula, La Nuit des morts-vivants, Frankenstein et même le blockbuster Pacific Rim… Autant de matière pour l’esprit moqueur et le talent parodique de B-Gnet qui se délecte de revisiter les films de genre connus du grand public. Avec son goût de l’absurde, il joue avec les codes pour nous servir des histoires hilarantes, habilement référencées, où ces personnages de la culture collective, en perdant de leur éclat romantique, connaissent un nouveau destin (bien moins grandiloquent, cela va sans dire). Dracula en boîte de nuit, Frankenstein au CM2, des zombies qui ne demandent qu’à faire des bisous…

Pères indignes (La Boite à bulles, 2014)

Peres indignes

Il aura suffi d’une pitoyable émission de téléréalité pour que Béatrice prenne conscience de l’état de gros sac du père de ses trois enfants. Elle se décide alors de le jeter à la porte. Sans s’inquiéter pour le divorce. N’étant que pacsée, un simple recommandé au tribunal suffira largement pour acter la séparation. Étienne, le parasite en question, n’a d’autre choix que d’aller squatter chez son frère. Ce dernier, chômeur professionnel, n’a pas vu son fils depuis plusieurs années. Heureusement, il fréquente les réunions des Pères Indignes Anonymes pour assumer sa lâcheté. Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, une autre des plus funestes se fera annoncer…

Lutin Spirix (Vraoum, 2014)

Lutin Spirix

Taches (6 Pieds sous terre, 2012)

Taches

Après Rayures, paru en 2007 dans la même collection, voici le retour de Jean-François l’éléphant à rayures (sauf que maintenant il a des taches, d’où le titre) et Honoré le panda, dans ce second opus traitant des espèces animales en voie d’extinction qui mettent le boxon partout où elles passent. Accompagnés cette fois-ci de René le Phénix et Octavio (un clochard), nos deux héros se sont mis en colocation et sont entrés dans la police histoire de remettre de l’ordre dans la ville. Meurtre, marée noire, attaque de requins , trafic de drogues, corruption et malversations financières, c’est à toutes les vicissitudes de monde moderne qu’ils sauront trouver des réponses, bien personnelles, mais quand même efficaces selon le point de vue où l’on se place. Armé de son humour particulièrement absurde, irrévérencieux et désarmant, B-gnet flingue la morale et le bon goût comme l’inspecteur Harry dégomme les malfrats : pas propre, mais net et sans bavures. On reste sans voix face aux innombrables détails loufoques qui peuplent les cases et aux réponses imparablement débiles des protagonistes. B-gnet est décidément un OVNI dans le monde la bande dessinée d’humour, la preuve : ce sont les éditeurs qui refusent ses projets qui le disent !
Mais un jour ils comprendront qu' »ils » sont déjà parmi nous et que B-gnet n’est que leur porte-parole…

Saint-Etienne-Lyon (La Boite à bulles, 2011)

SaintEtienne Lyon

Parce que c’est quand même beaucoup plus classe de faire Saint-Etienne Lyon en avion plutôt qu’en train, un père stéphanois emmène ses 3 enfants et sa femme en vacances à la capitale des Gaules.

Quoique non, car il a oublié sa femme sur le chemin !

Ce qui est dommage car, comme l’avion est tour à tour détourné par des indépendantistes savoyards puis par des sauveurs de baleines, il aurait bien aimé bénéficier des conseils de sa femme en direct live. Il lui reste heureusement le téléphone portable mais c’est bien moins pratique, force est de le reconnaître…

De son coté, la mère ne perd pas son temps, entreprenant de rééduquer un cambrioleur maladroit, puis prenant la route du Sud (l’avion est finalement détourné sur Ibiza par le pilote qui réclame des vacances), flanquée d’un autostoppeur à petite vessie…

Old Skull (6 Pieds sous terre, 2010)

Old Skull

Old skull, c’est un western, un pas forcément autenthique mais en tout cas un mythique, au coeur des montagnes Rocheuses, sur le territoire des Crows, avec des vrais Crows (disons quelques uns, qui passaient par là).
Mais c’est de l’Ouest de légende (nordouest pour être plus précis) pur et dur, à la Sam Shepard, à la Anselm Adams, surtout si par “Ouest de légende” on accepte de prendre en compte les bigfoots et les fantomes. Et les cannibales aussi… Au moins, il y a de l’action, ça oui. ça tue comme on se dit bonjour, un peu machinalement sauf qu’après des fois on regrette. C’est le cas d’un des personnages, il a tué sa femme, décapitée, net. Et pas qu’elle d’ailleurs. On va dire qu’il ressemble plus à un tueur en série, ça sera plus simple. Et puis, il y a Jack et son comparse, deux aventuriers sans scrupules, à la recherche du Bigfoot, c’est pas des rigolos eux… quoique, c’est un peu des tocards. Et puis il y a aussi un vieux trappeur solitaire, travaillé par sa libido. Il tombera vite amoureux du fantome de la femme décapitée. Du coup, il part à la recherche de son meutrier, le mari, celui qui a recueilli un petit orphelin (et tué son cheval)… et mangé sa femme (suivez bon sang, on vous a dit plus haut qu’il y avait des cannibales). Il y a aussi un loup qui parle avec une indienne, une forêt qui sifflote, des saloons qui brûlent, un bordel reconverti en mercerie, des feux de camp, des ballades à cheval, des bètes la nuit dans la forêt, c’est très champêtre en fait. ça a l’air un peu compliqué comme ça mais faut pas croire, le Bigfoot va remettre de l’ordre dans tout ça.

Donc Old skull, c’est un western. “Old skull” comme les os usés de ces rudes hommes des Rocheuses, comme les cadavres pourrissants des chevaux, comme les têtes des femmes assassinées… et old school… comme un western.

Et tout ça sort de l’imagination absolument ahurissante de B-gnet, l’auteur de Rayures et de Wafwaf et captain Miaou. Et c’est drôle, non-sensique, plein de neiges et de coups de feu… (cinq, c’est déjà pas rien).

Rhaaa l’ouest, le vrai, c’est fichtrement bizarre.

Rayures (6 Pieds sous terre, 2007)

Rayures

Rayures regroupe une grande histoire d’aventures comme on en fait plus, parue en épisodes dans le merveilleux jounal Le Psikopat. Les deux personnages principaux, l’éléphant Jean-François et le panda Honoré usent et abusent de leur statut d’espèce protégée pour semer la pagaille dans un monde à mi-chemin entre Lewis Caroll et Hunter S. Thompson

The world is Yaourt (Les Requins Marteaux, 2006)

World is Yaourt

ARE YOU TALKING TO ME ? Ou quand le sosie de Al Pacino reprend les tirades de De Niro, est surveillé par Clint « Dirty Harry » Eastwood et fait la guerre aux vendeurs de yaourt avec 0% de tout dedans. De la pure haine dans l’allure et les actes. Les caissières de supermarchés n’ont qu’à bien se tenir.

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