Cécile Chicault

Photo © Cécile Chicault


Cécile Chicault est née à Paris. Elle y vit jusqu’à l’âge de 10 ans, puis ses parents s’installent dans le Sud-Ouest.

Son goût très prononcé pour les Arts Plastiques l’oriente vers l’université de Bordeaux où elle obtient sa Maîtrise puis le CAPES, et enfin l’Agrégation. Ainsi, elle enseigne le dessin pendant un an, mais retourne vite à sa première passion : la bande dessinée.

Elle intègre alors l’école des Beaux Arts d’Angoulême pendant deux ans. Puis elle rejoint l’Atelier Sanzot, où sont aussi Mazan, Isabelle Dethan, Jean-Luc Loyer…

Son tout premier album, destiné aux enfants, est l’adaptation du conte de Grimm Le Diable aux trois cheveux d’or. D’emblée, il se fait remarquer puisque des enfants de 7-8 ans lui ont décerné l’Alph-Art Jeunesse lors du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême en janvier 2000.

L’auteur puise ses influences dans des domaines aussi variés que la peinture, les arts décoratifs, le roman, le cinéma…

Parallèlement à la création d’albums de bandes dessinées, pour la plupart aux éditions Delcourt , elle fait des illustrations pour la presse jeunesse et les éditions scolaires et des travaux de communication pour les collectivités locales.

Elle  intervient dans les classes de la maternelle au lycée, dans des médiathèques, anime des stage de bd pour enfants ou adultes.

Elle expose au festival de Bastia,  plusieurs fois pendant le festival d’Angoulême et aussi au premier festival de bandes dessinées françaises de Beijing en Chine.

Entre 2009 et 2016 elle travaille en compagnie d’Hervé Pauvert sur la série « La saga de Wotila », qui retrace les péripéties d’un  wisigoth dans l’Aquitaine du V° siècle.

Elle rejoint Scutella Editions en 2014 pour la publication du conte illustré des frères Grimm, Jean de Fer, et publiera en octobre 2018 Peau d’Ane, toujours chez Scutella.

Texte © Scutella Editions

Bibliographie sélective

La Saga de Wotila (Delcourt, 2011-2016) - avec Hervé Pauvert

Début du Ve siècle. Déracinés par l’attaque brutale des Huns, les Goths quittent leurs territoires. Après avoir passé le Danube, ils doivent faire face à l’armée romaine. À court de vivres et au bord de la mutinerie, ils accèdent pourtant aux portes de Rome. En trois jours, la Ville éternelle tombe, pour la première fois depuis huit cents ans… C’est dans ce crépuscule de l’Antiquité que naît Wotila.

Jean de Fer (Scutella Editions, 2013) - album jeunesse

Jean de Fer (ou «Le Rouillé») fait partie des histoires orales que les frères Grimm ont récoltées et mises par écrit  en Allemagne au XVIII° siècle.

On ne se lasse pas de les entendre ou de les relire car ils mettent en scène notre humanité, témoignent de l’histoire de la pensée et possèdent  plusieurs niveaux de lecture:

En premier lieu ils racontent l’évolution de chacun d’entre nous. Comment s’affranchir des idées préétablies, des fonctionnements subis, en retrouvant l’énergie brute ne notre être, l’étincelle créatrice, pour ensuite s’inscrire à nouveau, mais cette fois-ci en acteur, dans une organisation sociale et culturelle, et ainsi devenir adulte.

D’autre part,les contes viennent de périodes plus anciennes qu’on ne pense,  et portent en eux les schémas de croyances oubliées, comme les religions chamaniques de la préhistoire.

Plus près de nous, ils ont aussi été explorés avec succès par la psychologie et la psychanalyse.

Après avoir adapté deux contes en bandes dessinées ( aux éditions Delcourt )j’ai eu envie de revenir à nouveau vers eux mais avec un support plus «immédiat»: l’illustration.

Laisser libre court à mon imagination au sens premier du terme, à la part non conceptuelle  de la pensée : le dessin et la couleur.

Car comme les contes qui véhiculent des structures archaïques et nous parlent au delà des mots, les images s’expriment aussi en entrouvrant la porte d’un ailleurs que j’espère poétique et bizarre…

Ainsi  au travers de mes images j’ai fait un clin d’oeil au bestiaire Médiéval, celui des pierres talismans et des recoins d’églises, ou le regard découvre étonné, parfois amusé, parfois   inquiet, une autre réalité…

L'Oiseau d'Or (Delcourt, 2006)

Au voleur ! Une pomme d’or du roi a été dérobée. Le responsable : l’oiseau d’or. Suite à l’échec de ses deux frères, le plus jeune des princes promet à son père de lui ramener le précieux volatile. En chemin, il fait la rencontre d’un renard avisé, du cheval d’or et de la princesse au château d’or. Mais surtout, il apprend à ne pas se fier aux apparences.

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