Paul Bona

Paul Bona a grandi entre Corte et Bastia en Corse avant de s’envoler pour la Belgique où il obtiendra en 2011 le diplôme de l’Académie des Beaux-arts de Tournai, section bande dessinée. En 2016, Paul intègre l’atelier de la Malterie à Lille, le même que Gaël Henry. Un an après, il publie son premier album, Popi Blues chez Sandawe, l’aventure sidérante d’un homme qui s’échappe de la maison de retraite pour reprendre goût à la vie.

Aujourd’hui il signe La Guerre des autres, dont le deuxième volume est paru en 2019 à La Boîte à Bulles.

Bibliographie sélective

Ils ont tué Léo Frank (Steinkis, 2020) - avec Xavier Bétaucourt et Olivier Perret

1913. Le corps de Mary Phagan, 14 ans à peine, est retrouvé dans l’usine dans laquelle elle travaillait. Elle a été étranglée. Près d’elle deux bouts de papier sur lesquels, agonisante, elle aurait écrit que son violeur et assassin est un homme noir.
La police identifie rapidement deux suspects : Leo Frank, le patron de l’usine qui est le dernier à l’avoir vue vivante et Jim Conley, balayeur, noir, surpris en train de laver une chemise tachée de sang…
Qui du jeune et riche patron juif venu de Boston ou du pauvre employé noir illettré sera inculpé ?
Dans ce récit tout est vrai. L’affaire, l’emballement de la presse, les mots, terribles, prononcés au procès, le témoignage, au crépuscule de sa vie d’Alonzo Mann… La résonance avec l’époque actuelle aussi…

La guerre des autres (La Boîte à Bulles, 2018-2019) - avec Bernard Boulad et Gaël Henry

Famille d’Égyptiens expatriée au Liban depuis près de 10 ans, façon-née par la culture occidentale, les Naggar coulent des jours heureux. Entre une mère baba cool amoureuse de son meilleur ami gay, un père libraire, coureur de jupons, fan de L’Écho des savanes et trois ados mordus de cinéma, cette véritable « famille formidable » se tient à l’écart des conflits politico-religieux qui minent le pays. Au cocktail explosif formé par les oppositions entre sunnites, chiites, druzes, maronites, catholiques et arméniens, vont venir s’ajouter les tensions entre réfugiés palestiniens et État d’Israël. En avril 1975, la guerre éclate. Une guerre qui n’est pas celle des Naggar mais qui ne tardera pas à les rattraper.
Chaque lecteur peut aisément se projeter dans cette famille d’intellectuels dont le bonheur insouciant et l’idéal soixante-huitard vont brutalement céder face à la réalité de la guerre civile.

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