Marc Pichelin

France

Né en 1967 à Albi, Marc Pichelin est membre fondateur des Requins Marteaux. Associé au dessinateur Guillaume Guerse depuis son plus jeune âge, il commet de nombreuses histoires plus ou moins drôles dans des magasines tels que Ferraille illustré, Jade et Fluide Glacial, qui donneront lieux à quelques albums pour la plupart parus chez les Requins Marteaux dont “Les losers sont des perdants” nominé à Angoulême 2003 pour l’Alph’art du dialogue et de l’écriture. Il a travaillé également, mais plus sporadiquement, avec Bernard Katou et Gérard Marty. Au sein des Requins Marteaux, il participe activement aux activités éditoriales et artistiques depuis 1991. Longtemps rédacteur en chef du journal Ferraille, il est également à l’initiative du festival Rétine et de la galerie l’Aquarium. Il se consacre aujourd’hui plus particulièrement aux montages des projets de créations d’expositions avec ses compères Winshluss, Cizo et Felder. Lauréat d’une bourse d’aide à l’écriture du CNL, il travail actuellement, et toujours avec guillaume Guerse, à la série “Vermines”. Sinon, Marc Pichelin est aussi musicien et phonographiste. Il est membre de la compagnie d’Art Sonore Ouïe/Dire. Il a édité de nombreux disques et participé à de nombreux spectacles. Il collabore régulièrement avec le photographe Kristof Guez et le compositeur Jean-Léon Pallandre. En co-édition les Requins Marteaux et Ouïe/Dire, il prépare pour 2010 avec Kristof Guez et Troub’s “Vientiane : Capitale”, un carnet voyage sur la capitale du Laos.

Bibliographie sélective

# Marc Pichelin est scénariste

Lost on the Lot (Les Requins Marteaux / ouïe dire, 2016)

Lost on the lot

Derrière le Hublot est une structure culturelle installée à Capdenac-Gare dans l’Aveyron et dirigée par Fred Saucère. Il a eu l’idée de proposer à Guerse et Pichelin une résidence d’artiste autour du Lot, rivière qui partage la commune de Capdenac en deux. Les deux auteurs ont pris leur temps. Entre 2011 et 2015, ils sont venus y travailler à de nombreuses reprises. Ils sont allés à la rencontre des gens pour les interroger sur leur rapport à la rivière. Ils ont silloné la ville et la campagne, observant les paysages et leurs activités. D’une rive à l’autre, ils se sont égarés, se laissant la liberté d’explorer les lieux au hasard. Au cours de ces cinq années de présence sur le territoire, ils ont réalisés des expositions, une installation dans une usine, des performances et une série de protraits de gens de Capdenac. Cette série intitulée Gens de culture a été partiellement publiée dans les plaquettes de Derrière le Hublot.
De toute cette masse de documents accumulés est sorti un livre : Lost on the Lot qui raconte leur errance et leur questionnement.

Vermines (Les Requins Marteaux, 2014)

Vermines

Blattaville, près d’Albi dans le Midi-Pyrénées. Une ville comme tant d’autres. Ses bars, son quartier de prostituées, ses mecs louches à qui il ne vaut mieux pas chercher des embrouilles et ses magouilles en tous genres. Gégé est un artiste peintre qui tente de percer depuis de nombreuses années. Son meilleur ami c’est Markoz qui lui aussi un artiste, un écrivain qui n’a pas eu beaucoup plus de chances de montrer au monde son talent. Les deux copains ont rendez-vous ce soir dans un bar, le Micropolis, pour rencontrer deux éminents critiques d’art pour qu’ils jugent le travail de Gégé. Pas de doute qu’ils seront conquis par son coup de pinceau novateur et révolutionnaire, ce qui pourrait permettre à Markoz de faire les textes du catalogue d’exposition qui aura lieu par la suite. Une nouvelle vie s’offre certainement à ces deux-là avec un peu de chance.

Long courrier (6 Pieds Sous Terre, 2011)

Long courrier

Une bande dessinée épistolaire. Le 21 février 2006, Marc Pichelin envoie un pli à Guillaume Guerse dans lequel il lui propose d’expérimenter un travail à partir d’une correspondance. Il écrirait des lettres que son plus fidèle partenaire dans le 9ème art illustrerait. Pas d’autres contraintes, l’esprit étant donné en conclusion de ce premier courrier : « je ne sais pas si cette expérience peut être intéressante pour le lecteur, je m’en fous ».

Foutoir (Les Requins Marteaux, 2011)

Foutoir

« Le prolétariat s’est laissé pervertir par le dogme du travail. Rude et terrible a été son châtiment ». Cette sentence, extraite du livre Le droit à la paresse (1883) de Paul Lafargue, est mise à l’honneur en quatrième de couverture de l’album. Visionnaire, Lafargue ? Qu’importe, un petit troquet albigeois résiste, ou tout du moins la part de ses fidèles clients toujours prompte à réclamer la tournée au patron – voilà un joyeux pléonasme. La France qui se lève tard veille, comme en témoigne la couverture, celle mise en valeur, ou non, sur les étals des librairies, qui donne une vision onirique du lendemain de cuite : un container à verre entouré de moult bouteilles vides et cassées. D’un côté la philosophie, de l’autre l’ivresse, et en fédérateur, le comptoir du bar « Jour de fête ».

Les Losers sont des Perdants (Les Requins Marteaux, 2002)

Les losers

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