David PRUDHOMME, invité d’honneur

David Prudhomme est né en 1969 et vit à Bordeaux. Alors qu’il est encore étudiant à la section bande dessinée de l’école d’Angoulême, David Prudhomme démarre Ninon secrète en 1992 sur un scénario de Patrick Cothias. Il poursuit cette série jusqu’en 2004, le temps de six albums parus aux Éditions Glénat. En 1998 et 1999 il collabore avec Pascal Rabaté le temps de deux ouvrages, Jacques a dit et Le jeu du foulard publiés aux éditions de La charrette. Il réalise notamment avec Étienne Davodeau en 2003, l’adaptation du roman de Georges Brassens, La tour des miracles. En 2006, il s’attaque aux grands textes du répertoire français en illustrant La farce de maître Pathelin et J’entr’oubliay de François Villon, Il publie également la première partie La Marie en Plastique avec Pascal Rabaté aux Éditions Futuropolis. En 2007, la seconde partie de La Marie en plastique et, dès la fin de la même année l’intégrale de cette belle chronique familiale paraissent aux Éditions Futuropolis. 2010 : Rebetiko, aux éditions Futuropolis qui obtient : le prix Regards sur le monde au festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2010, le prix Lire 2010 de la meilleure bande dessinée de l’année, le prix Ouest-France/Quai des Bulles au festival de la bande dessinée et de l’image projetée de Saint-Malo 2010, le prix de la Meilleure bande dessinée adaptable au cinéma au Forum International Cinéma et Littérature de Monaco 2010, le prix Best Foreign edition au festival Comicdom d’Athènes 2011. En 2011, sous sa direction paraît Rupestres!, un ouvrage collectif sur l’art pariétal, en collaboration avec Étienne Davodeau, Emmanuel Guibert, Pascal Rabaté, Marc-Antoine Mathieu et Troub’s, aux éditions Futuropolis. En 2012, David Prudhomme est récompensé par le prestigieux Prix International de la ville de Genève, pour son ouvrage La Traversée du Louvre (publié en coédition avec le musée du Louvre). 2015 : Vive la marée, avec Pascal Rabaté, Futuropolis

 

Œuvres publiées

Mort et vif (Futuropolis 2017)

 

Un lundi matin comme beaucoup d’autres. Flip, le réveil difficile, doit s’apprêter pour aller travailler à l’usine Deleter, leader européen de l’ouvre-boîte et de la clé à sardines. Telle une ombre, pas encore réveillé, le voilà dans le bus, entouré de ces collègues. C’est l’heure de pointe. Pendant le trajet les rumeurs sur la fermeture prochaine de l’entreprise sont au centre des conversations. A l’arrêt prévu tout le monde descend. Sauf Flip. Arrivé au terminus, il fait du stop pour rentrer chez lui. Une grosse limousine passe alors sur la route. C’est le patron de l’entreprise, Deleter, qui s’enfuit. Car, ce matin-là, les rumeurs de vente sont confirmées. Les salariés ont découvert les locaux vidés, les machines vendues et déplacées, et une pile de lettres de licenciement déposée sur le seuil à l’attention des salariés. Flip est pris en stop par Trashy, musicien de djembé en route pour un concert dans la montagne. Flip décide de le suivre. Ainsi démarre un road comics pas comme les autres, halluciné et drôle. David Prudhomme joue avec tous les codes de la bande dessinée pour nous entraîner à la suite de Flip, Trashy et tous les autres protagonistes de cette histoire folle menée tambour battant.

La traversée du Louvre (Futuropolis 2016 )

David Prudhomme déambule dans les galeries du musée du Louvre. Son regard embrasse les œuvres exposées, autant de chefs-d’œuvre proposés dans un espace ordonné et pensé avec soin. 35 000 œuvres côtoient ainsi les quelque dizaines de milliers de visiteurs journaliers. Car le regard de David ne se pose pas uniquement sur les tableaux, sculptures ou objets du musée… mais aussi sur leurs spectateurs. Le voilà qui observe l’étrange ballet muet qui se tisse entre les œuvres et leurs visiteurs. Couple enlacé devant Le radeau de la Méduse, homme solitaire happé dans la contemplation du scribe accroupi ou groupes agglutinés devant la Joconde, rien n’échappe au pinceau alerte de David Prudhomme, qui saisit sur le vif les attitudes des uns et des autres devant l’Art… Car combien de musées, comme le Louvre, permettent à autant de gens d’horizons si différents de se retrouver dans le même désir de se cultiver ?

Vive la marée (Futuropolis 2015 )

Madame enfile son maillot à l’abri de sa serviette avant de se faire bronzer « seins nus ou pas seins nus ? Allez, seins nus. » Monsieur prépare son matériel de pêche tel un guerrier conquérant. Les enfants sont déjà dans l’eau, le chien à leur trousse, au matin on pense au repas du soir sans oublier de prévoir une case apéro. La plage est un formidable terrain de jeux où « les adultes rêvent et restent les enfants qu’ils ont toujours été », un observatoire de la trivialité humaine dans son plus simple appareil – ou presque. Prudhomme et Rabaté sont allés eux aussi à la mer. Avec un grand souci du détail, ils orchestrent un ballet d’estivants en déroulant autant de figures typiques. Un portrait chorale drôle, tendre, qui gratte à peine. Comme du sable dans les sandales.

 

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