Simon LAMOURET

Simon Lamouret est un illustrateur et auteur de Bande dessinée né à Toulouse en 1987. Après s’être aperçu qu’il ne valait pas grand chose à la clarinette, à la suite de longues études d’illustration à l’école Estienne, aux Beaux Arts d’Angoulême et aux Arts Décoratifs de Strasbourg, , il recommence à dessiner plus sérieusement : c’est à dire par plaisir. Par un heureux concours de circonstances, il se retrouve, en 2013, à vivre et enseigner le dessin et l’illustration en Inde. Un grand nombre de croquis le mènent à travailler sur un album de Bande dessinée basé sur son expérience de l’Inde et plus particulièrement sur la ville où il vit : Bangalore. À côté de son travail d’auteur, et de son activité d’enseignant, il illustre ponctuellement pour la presse Indienne et travaille en free-lance. Il ne sait pas encore combien de temps il restera dans ce pays, s’il ira dans un autre ou retournera en France, c’est peut être pour ça qu’il aime faire de la Bande Dessinée, l’absence de perspective d’avenir ne le dérange pas tant que ça. Dans son premier livre, Bangalore, il collecte de brefs moments qui, loin des Dieux Hindous, des pauvres en haillons et des marchés colorés, ont retenu son attention. Par ses images et ses récits, il tente de nous parler de son Inde.

Œuvres publiées

Bangalore (Warum 2017)

 

Bangalore c’est assez moche, ça n’a pas le charme désuet de Calcutta ni la folie épicée de Bombay ou la grandeur historique de New Delhi. Il n’y a quasiment que des ingénieurs, des étudiants ingénieurs et des gens qui font des métiers comme appuyer sur le bouton de l’ascenseur ou vérifier d’un oeil hagard que le ticket de caisse correspond à ce qu’il y a dans le sac de course à la sortie des supermarchés.

Dans les rues de Bangalore, on trouve presque tout : des fruits et des légumes, du thé et des cigarettes, des cireurs de chaussures et parfois même des coiffeurs. La télévision se regarde au travers des vitrines des restaurants et le linge sale s’y lave en famille. Certains y dorment, d’autres y fument, boivent ou pissent contre les murs. Des serviteurs y promènent des chiens obèses et les jupes des filles raccourcissent, tandis que le corps des mères s’épaissit.

Enfin, à Bangalore, on trouve aussi un dessinateur français, qui traîne dans les rues et tente de dessiner ce qui le séduit dans cette babylone moderne.

 

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