BLEXBOLEX

BLEXBOLEX : Né en 1966 à Douai dans le Nord, Bernard Granger passe une enfance paisible et sans problème à Aurillac dans le Cantal. En 1984, il entre aux Beaux Arts D’Angoulême. Bernard opte pour le département Art. Mais il n’y reste que deux ans avant de monter sur Paris. En 1987, il essaie l’École de la Rue Blanche (Ensatt) mais une nouvelle fois déçu par l’enseignement, il démissionne dès la fin de l’année. L’année suivante, le service militaire entraîne notre ami jusqu’à Berlin; une façon comme une autre de faire le point. Retour à la case départ en 1989: Bernard rentre de nouveau aux Beaux Arts d’Angoulême et il y reste jusqu’en 1991. De retour à Paris. Il fait alors une rencontre déterminante en la personne de Jean-François Guilberteau qui l’initie à la sérigraphie et le fait engager à l’atelier où il travaille. Il prend ainsi la suite de pointures comme Frédéric Debroutelles et Paquito Bolino. Il apprend les techniques de l’édition sur le tas. Ce savoir-faire lui permet d’éditer son premier livre « XXX » en sérigraphie tiré à 50 exemplaires en 1992. Sur leur lancée, les deux amis en publient deux de plus. Le pseudonyme Blexbolex apparaît pour la première fois. En 1993, il s’édite encore deux livres et rencontre Bruno Richard avec qui il travaille pour un catalogue d’exposition en sérigaphie. Bernard rejoint ensuite l’équipe du Dernier Cri et participe à la revue éponyme. Il édite deux livres sous ce label.

En 1994, il publie quatre livres au Dernier Cri. 1995 : BlexBolex publie un receuil de dessins « Pet Eyes » mais sa situation financière extrêmement précaire l’oblige à en interrompre l’édition. Il travaille en parallèle sur une série animée inspirée d’un de ses personnages. L’année suivante, il édite 3 comics sous le label « Chacal Puant LTD » et un fascicule à compte d’auteur « Wimpy ». Au cours de l’été il fait la connaissance de Jean-Louis Gauthey qui lui propose de venir le rejoindre à Cornélius.

En 1997, Cornélius s’agrandit et change de local: Bernard s’adapte tant bien que mal et prend le temps de sortir deux livres dont l’un sous le label « Chacal Puant ».

En 1998, les éditions CBO lui publient « Art Director », il participe aux revues NOZONE et STRAPAZINE, rencontre Gary Panter, Richard Mac Guire et David Sandlin, auteurs avec lesquels il espère travailler. David Sandlin fera d’ailleurs le premier livre de la collection Lucette chez Cornélius, collection dont Bernard est le directeur éditorial. Le livre de David Sandlin, « Road to Nowhere », sort en 1999.

Toujours chez Cornélius, Bernard crée « Louise », une nouvelle collection en bichromie et y édite Mac Guire, Dupuy et Berbérian, Petit-Roulet ainsi que lui-même avec L’Enclos en 2001. Il participe à Ferraille dès 1999 et multiplie les publications chez divers éditeurs, notamment des illustrations de livres pour enfants, chez Seuil (Rogaton Man, 2001), Thierry Magnier (La Longue Vue, 2005), Albin Michel Jeunesse (Les Petites Malices de Nasreddine, 2005) ou Oskar (L’oncle américain d’Achille Pellisson, 2006).

Nos Vacances (Cornélius) – L’imagier des gens (Albin Michel Jeunesse) – Romances (  Albin Michel Jeunesse)

 

Œuvres publiées

L'imagier des gens (Albin Michel Jeunesse 2008)

 

Cet imagier des gens ouvre un regard large sur l’humanité dans tous ses états, à travers des portraits venus du réel, de la mythologie ou de l’imaginaire. Ces « gens » de toutes sortes ne sont jamais désignés par leur appartenance physique ou ethnique mais par leur statut, leur activité.
Chaque figure est juxtaposée à une autre sur la page opposée, formant un couple dont le lien, variable et plus ou moins évident, est souvent drôle et surprenant.
Cet imagier invite bien sûr les enfants à identifier les personnages en enrichissant leur vocabulaire, mais le graphisme exceptionnel et l’intelligence des associations en étendent le lectorat

 

 

Nos vacances (Albin Michel Jeunesse 2017)

Une petite fille passe des vacances chez son grand-père quand un invité indésirable vient troubler son bonheur. Elle doit partager grand-père, jeux et repas avec un éléphanteau qu’elle juge stupide et grotesque. Pour apaiser l’hostilité entre les deux enfants le vieil homme doit faire preuve de patience et d’imagination. Il les conduit dans à la fête du village où la petite fille endormie devant un grand feu entame un « voyage céleste » et rencontre un bel enfant. Le lendemain, jour du départ de l’invité, elle refuse d’aller à la gare mais postée dans un arbre elle voit passer le train : à l’intérieur, le petit éléphant lui fait signe. Un battement de paupière et elle croit voir à sa place l’enfant des étoiles…

 

Romance (Albin Michel Jeunesse 2013)

 

Au commencement de l’histoire, il y a l’école, la maison, et le chemin qui les relie. Chaque soir un enfant, le lecteur, parcourt ce chemin et observe ce qui l’entoure. L’accumulation de ces observations, au fil des jours, rend le chemin plus long et plus compliqué, car de menus incidents, d’étranges rencontres, s’y produisent. Progressivement, les personnages croisés deviennent des protagonistes. Ainsi, l’inconnu croisé au début devient le héros qui devra affronter le monde de la sorcière pour sauver la reine…
Car, petit à petit, l’enfant se fait rêveur et poursuit son trajet sur des pistes imaginaires.
Cet « imagier des histoires » en sept séquences se construit, page après page, comme une suite arithmétique : la séquence initiale comporte trois images et pour les six séquences suivantes on place une nouvelle image dans chaque interstice. Le principe de répétition fixe la concentration, et chaque nouvelle image peut faire basculer le récit. Très vite la petite histoire devient gigantesque, mais quoi qu’il advienne, on finit à la fin par retrouver la maison… Avec ce nouvel et dernier imagier Blexbolex interroge à la fois sur le fond et la forme : comment repousser les limites d’un système, l’imagier, et qu’est-ce qu’un récit ? Il nous offre pour y répondre une oeuvre unique, merveilleusement illustrée et géniale d’intelligence et de simplicité.

 

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