TANITOC

Rennais d’origine, Tanitoc rejoint l’atelier-école de BD d’Angoulême en 1991. Il part en Écosse où il restera cinq ans pour enseigner notamment à la Glasgow School of Art ; son premier livre, Amstergow en 8 jours (Les Humanoïdes Associés, 2003) rend hommage à cette ville. L’auteur s’installe ensuite à Nantes et publie dans différentes revues de bande dessinée (Lapin, Ego comme X, Spoutnik, Moga Mobo, Kocliko), tout en cultivant son intérêt pour les questions théoriques et critiques, au sein de l’International Bande Dessinée Society (co-fondé à l’université de Glasgow en 1999). Son dernier livre paru, Bloc-notes (éd. L’Association 2015), est un essai en bande dessinée rassemblant sous les apparences de la banalité autobiographique une somme de réflexions sur sa pratique. Il anime de nombreux ateliers en France et à l’étranger (Irlande, Grande-Bretagne et Japon).

Œuvres publiées

Bloc notes (L'association 2015)

 

Commencée dans l’Eprouvette, cette série de courts récits de Tanitoc s’y distinguait par son ton iconoclaste, en marge des affrontements polémiques et théoriques offerts par une revue qui marqua durablement le paysage critique de la bande dessinée.
Faussement prosaïque, l’angle critique choisi par Tanitoc propose un portrait de l’artiste en père de famille, attentif aux menues choses du quotidien qui, l’air de rien, nourrissent son travail d’auteur. En moraliste, Tanitoc puise dans la vie de famille ou les promenades, la matière de ses réflexions théoriques. Elles lui fournissent des maximes qui guident son travail. Il sait apprendre en comparant l’art de l’épluchure des pommes de terre selon les personnes ou en observant les jeux de ses enfants.
Ce faisant, ce Bloc-Notes apparaît comme un journal, dans lequel Tanitoc consigne sa volonté de raccrocher la bande dessinée à un geste, à un prolongement naturel de la vie et de l’activité créatrice humaine. Cherchant à alléger son travail de créateur de tout superflu, Tanitoc poursuit ici un cheminement spirituel, visant à «éliminer un beau jour la bande crayonnée, la bande gommée, la bande encrée, la bande lettrée. Et faire de la bande dessinée».
Qui vivra verra (L'association 2015)

Novembre 1854, le siège de la forteresse de Sébastopol, au bord de la Mer Noire. L’hiver approche, le choléra et la faim font des ravages dans le camp russe comme dans le camp allié. L’ambitieux capitaine Murray reçoit de son colonel l’ordre de trouver un ingrédient raffiné pour un dîner de gala organisé par l’état-major britannique en l’honneur de leurs homologues français. Murray demande conseil auprès du docteur de Vigny, un officier français au passé douteux qui lui doit de l’argent, perdu aux cartes. Les deux hommes découvrent un cochon rapporté des avant-postes russes par Tessier, un zouave. Ils le confisquent sous un prétexte fallacieux. Décidé à partager à tout prix l’animal avec ses camarades affamés, Tessier réussit à gagner du temps en convainquant Murray et de Vigny qu’il peut leur rapporter des truffes, récoltées grâce au cochon. Accompagné de son ami « Baïonnette », il quitte le camp allié pour cette mission singulière, ignorant que les truffes promises font d’ores et déjà figure d’enjeu politique pour la pérennité du Second Empire…

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