Thomas Gosselin

Thomas Gosselin est né en 1979. Diplômé des Beaux-Arts d’Angoulême, il participe d’abord à la revue Clafoutis des éditions de la Cerise et publie son premier travail, Salmigondis (éditions Week-end Doux) en 2001. S’il est aussi bien illustrateur que scénariste pour la plupart de ses œuvres, notamment Blackface Babylone et Au recommencement, (Atrabile, 2015 et 2009), il a écrit l’histoire de Lutte des corps et chute des classes, illustrée par François Henninger (L’Apocalypse, 2013). Il aime inventer des histoires de logiques ratées, écrire des feuilletons sans idée précise de la trame, comme pour Sept milliards de chasseurs-cueilleurs (Atrabile, 2013).

Texte et photo © Editions Cambourakis

Bibliographie sélective

L’Association, 2022

Chargé de résoudre un crime, un enquêteur de mauvaise foi dialogue avec un mystérieux écho. Une Patte de mouche oubapienne signée Thomas Gosselin.

Avec François Henninger
Éditions Cambourakis, 2021

Une BD pleine d’esprit qui réinvente les codes esthétiques et narratifs du polar et de l’urbanisme.

1945 : pendant que la guerre en Europe et dans le Pacifique s’achève, à Chicago, le combat entre la police et les gangsters se poursuit. Dans un night-club interlope de la ville, tenu par un gangster aux velléités artistiques, tandis qu’un couple de détective cherche une informatrice portée disparue, au moins deux crimes sont commis. Qui trouvera la clef de l’énigme ? Et où, et quand ? Ce n’est pas une histoire policière ; c’est une histoire criminelle.

Entre théâtre de l’absurde et polar métaphysique, Chicago-Paris Express met en scène des êtres en quête de sens et de beauté dans un monde en constante mutation, où les frontières entre le bien et le mal de plus se font en plus poreuses. Les personnages se suivent, se sèment, se pourchassent, se reproduisent et s’éliminent, suivant un flux choral où l’intrigue n’est qu’un prétexte à la déambulation et aux expérimentations esthétiques.

Avec Giacomo Nanni
Éditions Cambourakis, 2018

« Toute cette vie passée sur les routes, à l’horizontale… Il faudra que je meure à la verticale, pour être sûr de voir la différence. »
Ce récit est inspiré de la véritable histoire de Charles J. Whitman (1941-1966), connu pour avoir perpétré l’un des premiers meurtres de masse aux États-Unis : le 1er août 1966, il a ouvert le feu depuis la tour de l’université du Texas, à Austin, faisant 16 morts et 32 blessés.
Thomas Gosselin et Giacomo Nanni reconstituent la trajectoire et les derniers jours de cet homme, jusqu’à ce qu’il passe à l’acte.

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