Placid, pseudonyme de Jean-François Duval, né en 1961, est un peintre, illustrateur et auteur de bande dessinée français. Son pseudonyme vient du graphzine Le Journal de Placid et Muzo, qu’il réalise en 1980 avec Jean-Philippe Masson, dit Muzo, et qui se réfère aux aventures de Placid et Muzo publiées dans le journal Pif Gadget.
Texte © Bédéthèque
Bibliographie sélective

Pendant deux ans, Placid a sillonné la ville de Chamiers. Il y a traîné son petit siège et ses gouaches et, tel un peintre du XIXème siècle, il a peint Chamiers d’après nature, directement sur le motif. Au soleil, sous la pluie, dans le vent, il a observé et dessiné les moindres éléments paysagers de cette ville. Un immeuble HLM, une voie de chemin de fer, une cabane de jardin, une maison… il a tenté de tout montrer, de tout conserver. Ce livre fait un pas de côté, il offre à voir les choses banales qui, sous les pinceaux de l’artiste, se transforment en paysages remarquables.
Ouïe/Dire, 2021

Sous le trait de Placid, Le Jour, c’est la lumière, la chaleur et la pluie, l’humour et toujours la tendresse.
La Nuit bruisse de vie, de moments de tendresse, de beauté, la tristesse se calfeutre au coin de la rue mais le bonheur surgit sur le trottoir d’en face.
Croquer c’est être présent dans la vie, croquer c’est avoir la dent dure. La devise de Placid pourrait être « Croquer pour vivre, vivre pour croquer ».
L’esthétisme provocatrice de son univers fait de Placid un acteur essentiel de la BD underground.

Tout au long de l’année 2006, Placid a réalisé un dessin par jour sur un agenda ordinaire. Ces quelques 365 saynètes urbaines sont un curieux mélange de l’univers graphique expressionniste habituel de l’auteur et d’observation de la réalité. Placid semble y découvrir ses propres personnages, dérisoires et touchants à la fois. Ce livre n’est donc pas à proprement parler une bande dessinée, mais la succession même des dessins dans leur chronologie forme une narration en soi.
L’Association, 2007
