Placid

Placid, de son vrai nom Jean-François Duval, est un illustrateur, peintre et dessinateur français. Son pseudonyme Placid vient du journal Pif Gadget où étaient publiées les aventures de Placid et Muzo, une série de bande-dessinée. Après la parution en 2001 du livre Vos papiers ! Que faire face à la police ? Placid est condamné en janvier 2007 à 500 euros d’amende par la cour d’appel de Paris, pour complicité d’injure publique envers une administration publique, pour avoir dessiné un policier aux traits jugés porcins, en couverture de l’ouvrage.

Il est l’auteur de 5 albums, dont Rien, publié aux Éditions Les Requins Marteaux. Il a aussi participé à la revue Ferraille, et à Charlie Hebdo.

Texte © Les Requins Marteaux

Bibliographie sélective

Mon Lapin Quotidien (L'Association, 2017-2020)

Lapin, la revue historique de L’Association revient dans une (très) nouvelle formule, en grande forme et en grand format ! Après Lapin, puis Mon Lapin, voici Mon Lapin quotidien, une chose encore jamais tentée : un vrai journal. Avec une flopée d’auteurs, dessinateurs, écrivains, vieux cons des neiges d’antan et petits jeunes de la dernière averse, mais toujours la crème de la crème. Dans cette avalanche de « mooks » épais mais plats, de revues plus ou moins classes et d’une presse atone, le moment était venu pour que L’Association lance la formule du journal qui fait du bruit quand on le secoue, et qui secoue les marronniers du journalisme et de la bande dessinée. Mon Lapin quotidien (MLQ), sur douze pages king size (41 X 58 cm), chaque trimestre, c’est forcément : de la bande dessinée, en planches ou en strips (Lewis Trondheim, Lisa Mandel, Berberian…), mais aussi de la belle illustration (David B., Anouk Ricard, Thomas Ott…), mais encore du cartoon (Stéphane Trapier, Ruppert et Mulot, Parrondo…), et également des textes (Éric Chevillard, Pacôme Thiellement, Denis Robert, Jean-Yves Duhoo…). Le tout dans des pages labyrinthiques et foisonnantes, pour parler de TOUT : tout autre chose que ce dont on nous rebat les oreilles à longueur de temps. Et pour ressembler à un vrai journal, celui dont on rêve depuis toujours. Ça va arracher, ça va s’arracher !

Le Jour (Alain Beaulet Editeur, 2016)

Sous le trait de Placid, Le Jour, c’est la lumière, la chaleur et la pluie, l’humour et toujours la tendresse.

La Nuit bruisse de vie, de moments de tendresse, de beauté, la tristesse se calfeutre au coin de la rue mais le bonheur surgit sur le trottoir d’en face.

Croquer c’est être présent dans la vie, croquer c’est avoir la dent dure. La devise de Placid pourrait être « Croquer pour vivre, vivre pour croquer ».

L’esthétisme provocatrice de son univers fait de Placid un acteur essentiel de la BD underground.

2007 (L'Association, 2008)

L’exercice 2006 a tellement plu à Placid qu’il a décidé de recommencer en 2007. Mais, fidèle à son habitude d’aborder les techniques les plus variées, il s’impose cette fois-ci la contrainte d’effectuer ses dessins quotidiens au stylo à bille 4 couleurs… Entre narration contemporaine et journal intime dessiné, 2007 présente donc une nouvelle fois le déroulement graphique de l’année écoulée, mais en couleur.

2006 (L'Association, 2007)

Tout au long de l’année 2006, Placid a réalisé un dessin par jour sur un agenda ordinaire. Ces quelques 365 saynètes urbaines sont un curieux mélange de l’univers graphique expressionniste habituel de l’auteur et d’observation de la réalité. Placid semble y découvrir ses propres personnages, dérisoires et touchants à la fois. Ce livre n’est donc pas à proprement parler une bande dessinée, mais la succession même des dessins dans leur chronologie forme une narration en soi.