Bibliographie sélective
1910, quelque part en Bourgogne, tout le monde s’affaire dans l’atelier de couture de M. Gunnar. Outre ses incontestables qualités de maître d’ouvrage, Gunnar n’est pas un quidam comme les autres, et ça, tout le village le sait bien. C’est aussi une créature hybride dont les contes et légendes murmurent les sanglants méfaits depuis la nuit des temps : un vampire !
Pourtant, Gunnar est totalement inoffensif, car il ne croque ni ne mord les humains, leur préférant des mets socialement plus acceptables, ce qui en fait, depuis des lustres, une célébrité locale.
Mais quand des animaux de la ferme et autres compagnons de table se font copieusement dévorer la nuit venue, les soupçons se portent sur Gunnar.
Aurait-il trahi la confiance des villageois après tant d’années ou le coupable viendrait-il d’ailleurs…?
Sous le vernis d’un récit choral qui emprunte ses humeurs au genre fantastique, Nicolas Dumontheuil, en véritable homme de lettres, manie le verbe et la bonne formule avec excellence et beauté littéraire pour nous conter les drôles d’aventures de son cher Gunnar, et compose une comédie de moeurs si belle qu’elle en ferait presque blêmir son immortel héros.
En plus de dresser le portrait d’une époque désuète, où la vie semblait plus simple qu’aujourd’hui, avec moult références historiques et jeux de mots bien sentis, l’auteur nous régale de son regard sur ce petit monde qui résonne terriblement avec la société actuelle.
L’histoire se passe dans un village en bord de Méditerranée. Les estivants ont déserté les plages et hors-saison, chacun tue le temps comme il peut en attendant le mois de juillet. C’est au cœur de ce quotidien où l’ennui n’est jamais loin que vivent Gabriel, surnommé Cosmos car il semble venir d’une autre galaxie, et Luna, la fille populaire, redoutée et admirée sur les réseaux sociaux. Le jour où la foudre s’abat sur l’antenne-relais de la station balnéaire : Internet, téléphonie, radio, TV… toute communication est coupée.
Obligés de faire bouger les lignes qui régissaient jusqu’ici la cour du collège ils vont apprendre dans ces conditions à réinventer leur quotidien 2.0. Pour peut-être découvrir, qu’au final, ce n’est pas si nul…
Avec Cinéramdam, Witko et Karibou tordent et poussent à l’absurde les plus grands clichés du 7e art.
Il existe un nombre incalculable de clichés au cinéma, même dans les plus grands chefs-d’œuvre. Witko et Karibou ont pioché avec délectation dans les ressorts scénaristiques du 7e Art pour se prêter avec humour à l’exercice du détournement. Dans leur quête du « clicheton », ils n’ont épargné aucun genre. Du film de science-fiction au film d’espionnage, de la comédie romantique au film de guerre ou à la comédie musicale, tout y passe, pour le plus grand plaisir des fans de cinéma.
Prenez votre ticket, asseyez-vous confortablement dans votre siège et profitez de la séance !!!
Opération Copperhead, c’est une histoire aussi vraie que rocambolesque du contrespionnage britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. À partir d’un fait réel, Jean Harambat crée de toutes pièces une histoire d’une inventivité folle et réalise un pastiche désopilant et fantaisiste de trois protagonistes : les comédiens David Niven, Peter Ustinov et Clifton James.
Il s’agit, selon une idée de Winston Churchill, de recruter et de former un sosie (Meyrick Edward Clifton James) pour jouer le rôle du général Montgomery – le général des forces alliées, alors surveillé par les nazis – et ainsi induire en erreur l’ennemi quant au lieu réel du Débarquement. Dans le même temps, alors que la capitale anglaise subit le Blitz, la vie se déploie dans les cabarets où officie une vénéneuse – et néanmoins charmante – jeune femme, Vera.
Cette histoire burlesque où rien n’est entièrement vrai ni entièrement faux est aussi un hommage au cinéma, notamment à la « comédie sophistiquée » des années 1930 et 1940, avec un dynamisme, un sens de l’à-propos et un flot de dialogues (Lubitsch en était le maître) !




