Lucas Varela est né à Buenos Aires en 1971. Après des études de graphisme à l’université de Buenos Aires, il publie ses premières bandes dessinées dans le fanzine Kapop (1998–2001). Il travaille parallèlement comme illustrateur et comme graphiste pour le quotidien Clarín, ce qui lui vaut la reconnaissance de la Society of News Design.
Depuis 2002, il consacre toute son énergie à la bande dessinée et à l’illustration.
En 2007 et 2009, Varela publie en Argentine les recueils d’histoires courtes Estupefacto et Matabicho, où apparaît Paolo Pinocchio. Cette incarnation grinçante du pantin de Collodi, plongé dans un univers infernal inspiré de Dante, fait par la suite l’objet d’un album complet : Paolo Pinocchio sort en Espagne puis est traduit en français par Tanibis en 2012. Une décennie plus tard, le personnage fétiche de Varela revient dans un récit choral épique, La dernière comédie de Paolo Pinocchio (2022), puis dans le recueil d’illustrations Les misères et les malheurs de l’Averne (2023). Il est également l’auteur de l’album Le jour le plus long du futur (Delcourt, 2015). Cette fable de science-fiction sans paroles aux accents burlesques et existentiels est rééditée dans une toute nouvelle version par Tanibis en 2025.
Parallèlement à ces œuvres personnelles, il a illustré de nombreux récits écrits par d’autres scénaristes. Avec Carlos Trillo, il signe notamment La corne écarlate (Erko, 2005) et L’héritage du colonel (Delcourt, 2009). Il travaille ensuite avec Diego Agrimbau sur Diagnostics (Tanibis, 2013), une série de récits courts qui associe la représentation de troubles mentaux — notamment sensoriels — à une expérimentation des codes mêmes de la bande dessinée. Avec le même scénariste, il signe le récit de science-fiction L’humain (Dargaud, 2019). Il collabore également avec Hervé Bourhis, avec qui il entame en 2024 American Parano chez Dupuis, une série d’enquêtes criminelles ayant pour toile de fond l’Amérique des années 1970.
Illustrateur prolifique, il travaille pour de nombreux titres de la presse internationale comme The Observer ou le Financial Times.
Texte © Éditions Tanibis
Bibliographie sélective
San Francisco. 1967. La jeune inspectrice Kim Tyler et le lieutenant Ulysses Ford – un vieux de la vieille – enquêtent sur l’assassinat d’une étudiante retrouvée près du Golden Gate. Signe particulier sur le cadavre : un signe satanique gravé au couteau sur le ventre… Un indice qui pousse Kim et Ford à s’intéresser de près à Baron Yeval, le gourou de « l’Église de Satan ». Intriguée par Yeval, Kim va vite mener l’enquête en solo, au risque de brûler son âme au contact du troublant gourou…
Bourhis, qui connaît par cœur la société et la musique sixties, donne un crédit total à la toile de fond de ses enquêtes, auxquelles Varela apporte une élégance graphique à la fois rétro-pop et moderne.
Jacques-Marie Bertrand est le dirigeant de la florissante entreprise de photocopieurs Bercop. En bon chef d’entreprise, il sait que gouverner, c’est prévoir. Il désigne alors son fils, Jean-Yves, comme directeur du nouveau pôle recherche et développement, « le Labo ». Pour Jean-Yves, l’avenir, c’est l’informatique ! Avec ses séances de méditation, la découverte du jogging, et ses chercheurs à la pointe, le Labo sera peut-être la success-story du siècle à venir…
Planète Terre. 500.000 ans dans le futur. Alpha est un psycho-bot, à savoir un robot psychologue d’aspect féminin. Elle est responsable de la santé mentale de Robert, un biologiste généticien qui a été envoyé depuis l’ère humaine pour relancer la civilisation disparue depuis des milliers d’années. Sur place et une fois réveillé, Robert ne pense qu’à l’arrivé de June, sa femme, avec qui il devrait commencer la repopulation humaine. Mais il découvre, anéanti, qu’elle est arrivée cent ans avant lui. Alpha devra agir pour que Robert ne devienne pas fou et remplisse sa mission d’origine…



